Courtomer en histoire…

En 1811, Courtomer absorbe Saint Lomer, commune nommée Les Vallées sous la Révolution.

Le bourg actuel correspond à l’ancienne agglomération de Saint Lomer.

L’Église est détruite partiellement, seul le chœur reste qui deviendra la Chapelle du Vieux Courtomer.

En 1879, la nouvelle Église de Courtomer est construite suite à la donation du terrain par des habitants, Monsieur et Madame Galland.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ni guide, ni historien…

En 1811, Courtomer (1 058 habitants en 1806) absorbe Saint-Lomer (498 habitants). Le bourg actuel de Courtomer correspond à l’ancienne agglomération de Saint-Lomer, dont le nom a complètement disparu des cartes. Le bourg primitif de Courtomer est aujourd’hui appelé le Vieux Courtomer, et est situé à un kilomètre au nord-ouest du bourg.

Le Château

Au XIème siècle la famille de Ferrières, issue des comtes d’Alençon, régnait sur la baronnie de Courtomer.

Puis vers 1359, par mariage, le domaine revient à la 

famille Le Beauvoisien jusqu’en 1563.

Léonore Le Beauvoisien épouse en 1562 Artus de Saint-Simon, seigneur de Beuzeville et Sainte-Mère-Eglise.
Leur fils Jean-Antoine obtient l’érection de la Seigneurie de Courtomer en Marquisat en 1620 et fait construire le temple protestant en 1622.

A l’origine existait un château médiéval, quadrilatère fermé avec cour intérieure, pavillon d’angle, poterne, plusieurs pont-levis et entouré de fossés. A la fin du 18e siècle Antoine-Léon-Pierre de Saint-Simon décide de remplacer la demeure féodale, peu pratique et abîmée par les guerres, par un nouvel édifice bâti entre 1787 et 1789 par l’architecte Jean-Baptiste-Benoît de Blinne sur les fondations d’une partie de l’ancienne bâtisse.

Les murs sont en pierres de Saint-Martin-des-Champs et de Montmerrey.
Suite aux troubles de la révolution le château ne fut meublé qu’en 1796. 

Les façades, les toitures, l’escalier d’honneur avec sa rampe et le parquet de marqueterie du fumoir sont inscrits au titre des monuments historiques depuis le 29 mars 1967. Au 1er niveau on y trouve entre autres une grande salle à manger, une bibliothèque et aussi une chapelle.

Au 19ème siècle le château a vu la famille Saint Simon passer de la guerre à la littérature … Léontine de Saint-Simon, une des filles du dernier marquis de Courtomer est mariée à Astolphe Louis-Léonor, le marquis de Custine, écrivain et ami d’Honoré de Balzac et filleul de François-René de Chateaubriand, père du mouvement romantique français et visiteur de Courtomer.

Héritière du château et de ses terres, Léontine meurt jeune. Son fils unique décède en bas âge. La propriété se retrouve dans la famille des Turenne D’Aynac, liée à la mère de Léontine. Au début du XXème siècle elle est vendue pour la première fois pour devenir enfin le siège du comte Albert de Pelet et de la vicomtesse Henriette Ruinard de Brimont.

 

Pendant la guerre 39-45

Officier de cavalerie pendant la Grande Guerre Albert de Pelet prend la route de la Résistance pendant l’Occupation. Il descend vers le midi laissant sa femme et ses enfants en Normandie. Le château est investi par les allemands.  Revenu à Courtomer il prend la tête du réseau de résistance locale créé par des gendarmes locaux.
La défense anti-aérienne installée sur place abat peu après le débarquement deux avions américains à un kilomètres d’ici, à la Motte et au Petit Breuil.

Son fils Roger fut conseiller général pour le canton de Courtomer de 1962 à 1994, soit 32 ans. Il décède en 1998.

En 2005, la famille Bonner racheta le château et il sert annuellement de lieu de conférence pour la maison d’édition Bonner. Il est également une maison d’hôtes et disponible à la location pour des réunions familiales ou des séminaires.

Nous sommes heureux de voir le château bien entretenu, les toitures en ayant notamment été refaites récemment ainsi que celles du temple.

Les Ecuries
L’élevage de chevaux de courses est développé par les comtes de Pelet.  Il y a eu aussi un hippodrome à l’Oiselière sur la route de Gâprée avec une réunion annuelle jusque dans les années 60. Sur les portes sont peintes les couleurs du propriétaire.

Le Temple Protestant, dit l’Habitacle.

Le temple protestant, construit en 1622 par le marquis Jean-Antoine de Saint-Simon-Courtomer, avait une utilisation confessionnelle permanente et servait également de lieu de sépulture.

Les barons de Courtomer ont servi les rois de France durant la guerre et ont payé le prix ultime : Jean-Antoine de Saint-Simon et quatre de ses fils ont été tués au combat dans les années 1600, et sont enterrés sous les pavés du temple. D’autres membres de la famille y auraient aussi été ensevelis. 
En 1666 le marquis Léonor de Saint-Simon, convoqué pour s’expliquer sur la présence d’un temple protestant sur les motifs de son château, a expliqué qu’il s’agissait simplement d’un monument funéraire.
Après la révocation de l’Edit de Nantes en 1685, les Saint-Simon de Courtomer se convertirent au catholicisme romain et le temple fut désaffecté et transformé en bâtiment agricole en 1785. Plus tard il servi de laiterie et au 20ème siècle d’écurie pour les étalons.

Dans son ensemble, l’habitacle est resté intact depuis son aménagement. Il constitue l’un des rares temples protestants de l’époque de l’Edit de Nantes qui soit parvenu jusqu’à notre époque.
Les façades et toitures de l’ancien temple protestant dit l’habitacle, dépendant du château, sont inscrites depuis le 11 avril 1973.
Les murs se terminent par une corniche à boudins coiffée d’un élégant toit à quatre pans.

La Glacière.

C’était le Frigidaire de l’époque. On y entassait des blocs de glace en hiver ce qui permettait de conserver des produits plus longtemps.
Le seigneur de Courtomer bénéficiait du « droit de massacre » pendant une période de l’année. C’est-à-dire que les paysans qui tuaient un bœuf ou un porc devaient lui donner les langues de ces animaux.

L’Orangerie.

Le château cherchait à être autonome le plus possible en nourriture. Il y avait un grand verger-jardin. Il fallait abriter l’hiver les orangers et les citronniers. L’Orangerie est dans la lignée des maisons du jardinier et de la ferme. Ensuite se forme un U avec les étables et les granges.

On peut noter aussi l’allée face au château qui permet d’aller directement au bourg. 

Le domaine est traversa par le ruisseau de Surgoutte , venant des hauts de Ferrieres la Verrerie, puis rejoint le Guerne et se jette dans la Sarthe au niveau de Sainte Scolasse. Les nombreuses fontaine du parc permettent une alimentation en eau en temps de pénurie, même pendant la grande  sècheresse de 1976 par exemple. Sans doute une des raisons qui ont amenés les seigneurs d’antan à s’installer ici.